Yann Ar Dall : Page de la Bretagne intérieur ...

La Bretagne intérieur

Moins connue que la Bretagne maritime, la Bretagne intérieure recèle pourtant des merveilles insoupçonnées. Mystérieux et bruissant de légendes, l’Argoat
sait se faire enchanteur et divers, avec ses paysages extrêmement variés, dont les tonalités changent au gré des saisons : jaune doré des champs cultivés,
teintes mordorées des forêts, mauve de la bruyère des landes, vert humide des fougères et des mousses. On comprend que le cœur de la Bretagne ait fait
battre celui des artistes.
 
Ses chemins de traverse sont riches d’histoire et de patrimoine. Inattendue, perdue au milieu de la campagne, une chapelle semble avoir été oubliée là par
les hommes. Ailleurs, les brumes qui se dissipent au dessus d’un étang bordé de roseaux laissent apparaître les contours d’une forteresse médiévale. C’est
une Bretagne d’eau douce que creusent de nombreuses rivières. Cette Bretagne là ne tourne jamais longtemps le dos à la mer et le sel est parfois amené
loin dans les terres par l’ardeur des marées, qui portent le goût de la mer jusqu’au fond des rias.
 
Lorsqu’on pense à la Bretagne, la première image qui vient à l’esprit n’est spontanément pas celle des lacs. Elle en compte pourtant plusieurs, situés au
cœur de sites splendides, entre landes et futaies. La Bretagne des cours d’eau et des canaux, celle du bocage, des haies et des talus propices à la biodiversité,
séduit de plus en plus les amateurs de nature, ravis de pouvoir sillonner la région, grâce aux nombreux sentiers aménagés.

Le lac de Guerlédan

Lac de Guerlédan

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Située entre Mûr de Bretagne et Saint-Aignan, cette splendide touche bleutée,  incrustée  au cœur de l’Argoat, annonce tranquillement le passage des Côtes
d’Armor au Morbihan. Il est difficile d’imaginer, lorsqu’on contemple la surface à la fois paisible et scintillante du lac de Guerlédan, que ce n’est pas
la nature qui a orchestré l’agencement parfait de cette vaste étendue d’eau douce et du paysage qui l’entoure. C’est pourtant un ouvrage totalement artificiel,
dont la construction remonte au milieu des années  20. Mis  en service  en 1933, là où  le Blavet et le Canal de Nantes à Brest se confondent, le barrage
a alors recouvert la vallée sur 13 km, engloutissant au passage plusieurs maisons  et jardinets éclusiers (et non l’équivalent de la ville d’Ys comme on
le raconte parfois !).
 
Activités nautiques
Occupant une surface de 400 ha, profond de 45 m, c’est le plus grand lac breton. A ce titre, il offre tous les avantages liés à ce type de site : activités
nautiques, base de loisirs, baignades et  même plages aménagées, comme à l’anse de Sordan.  Ses rives sont ombragées par la forêt de Quénécan, plantée
de chênes, de hêtres et d’épicéas, sous lesquels il fait bon se promener, à la recherche des sites naturels du Saut du Chevreuil et des gorges de Stand
Er Ihruen. Il ne faut pas oublier, pour goûter pleinement aux charmes de cette Bretagne intérieure et secrète, de visiter les tourbières de Corong et de
Goarem-Tronioly, classées en raison de leur fragilité et de la qualité de leur faune et de leur flore.
 
Panorama
Plusieurs types de landes,  chaos granitiques et crêtes rocheuses sont aussi largement représentées dans ce paysage vallonné, creusé par des ruisseaux en
quête du Canal de Nantes à Brest. Le sommet des landes de Liscuis offre une vue panoramique sur cette mythique voie d’eau creusée au début du XIXème  siècle.
Des témoins d’une époque bien plus reculée vous y accueillent,  sous la forme d’un ensemble mégalithique vieux de près de 6000 ans.

Abbaye de Bon Repos

abbaye de bon repos

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Un autre rendez-vous avec l’histoire vous attend non loin de là. Le long du Blavet, vous pourrez découvrir une superbe abbaye cistercienne datant  du XIIèmesiècle,
l’Abbaye de Bon Repos. Amateurs d’art, ne ratez pas la biennale d’art contemporain de l’abbaye. Initiée en 2003, «Murmures» se veut lieu d’échanges entre
art contemporain et patrimoine, artistes et population locale.
Guerlédan est le plus grand lac breton.

Le lac du Drennec

Lac du Drennec

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Lac artificiel d’environ 110 hectares, le Drennec est situé entre Commana et Sizun. Paradis des pêcheurs de truite, cette retenue d’eau accueille aussi
un centre nautique. L’été, le site est une oasis de fraîcheur appréciée au cœur des Monts d’Arrée, grâce aux collines boisées qui l’entourent. L’hiver,
lorsque l’endroit est rendu à la nature, les oiseaux migrateurs y font une pause salutaire. Au retour d’une randonnée sur les crêtes, les promeneurs profitent
eux aussi de la tranquillité ce paysage enchanteur.
 
Le lac, pastille d’eau bleue qui reflète le feuillage des ormes et des peupliers, est également un spot privilégié pour la pêche. Sa pureté et sa riche
végétation aquatique conviennent particulièrement à la truite. Il est alimenté par une rivière, l’Elorn qui prend sa source au cœur d’une tourbière des
Monts d’Arrée et un ruisseau, le Mougau.
 
Au pied du barrage, la Maison du Lac informe les visiteurs et les sensibilise à la préservation de la qualité de l’eau et des paysages. Installée dans un
ancien moulin au bord de l’Elorn, la Maison de la Rivière à Sizun est une mine d’informations : vous y découvrirez tout sur ce qui nage, court ou vole
dans ce milieu fragile : les cycles de vie de la loutre, du saumon et du martin-pêcheur n’auront plus aucun secret pour vous à l’issue de la visite. Un
chemin piétonnier d’environ 8 km permet de faire le tour du lac, afin d’en admirer les rives arborées.

Les rias

Les rias

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En Bretagne, la mer ne s’arrête pas toujours contre une falaise ou une plage. Constamment en mouvement, elle vient souvent rencontrer les rivages intérieurs,
à la faveur des nombreuses échancrures qui ornent le littoral. L’influence marine se fait donc parfois sentir très loin dans les terres au gré des marées
qui viennent gonfler le lit des rivières bretonnes. Qu’on les appelle rias (origine galicienne), abers (origine bretonne) ou même estuaires, ces espaces
intermédiaires où eau douce et eau salée se succèdent sont une des principales caractéristiques des rivières bretonnes.
 
Entre mer et terre
A mesure que l’on remonte du littoral vers l’intérieur, les frontières s’estompent entre ce qui est terre et ce qui est mer. Rien ne permet plus de trancher
dans les paysages admirés lequel du bleu ou du vert l’emporte. Ces intermèdes enchanteurs sont aussi des sites écologiques de premier ordre en raison de
leur diversité remarquable. Les estuaires jouent ainsi le rôle de nursery pour de nombreuses espèces de poissons et les vasières sont des lieux de refuge
pour les oiseaux.
 
Des rivières de caractère
Dans le Morbihan, le Blavet dessine des méandres étonnants et l’île village de Saint-Cado est un confetti posé sur la rivière d’Etel. La jolie vallée encaissée
du Léguer, dans les Côtes d’Armor, offre de nombreuses possibilités de promenades et de randonnées aux accents boisés. Dans le Finistère, l’Aber wrac’h
et l’Aber benoît sont encore d’autres déclinaisons de ces particularités des rivières bretonnes. En Ille-et-Vilaine, remonter la Rance, célèbre pour son
usine marémotrice, c’est découvrir le charme unique de cet entre-deux qui sépare les stations balnéaires de la côte d’Emeraude et la cité médiévale de
Dinan.

Liste des estuaires bretons (source Bretagne Vivante) :

Estuaire

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  • La Rance
  • l'Arguenon
  • le Trieux
  • le Jaudy
  • le Léguer
  • la rivière de Morlaix
  • la Penzé
  • l'Aber Wrac'h
  • l'Aber Benoit
  • l'Elorn
  • la rivière de Daoulas
  • l'Aulne
  • le Goyen
  • la rivière de Pont l'Abbé
  • l'Odet
  • l'Aven
  • le Belon
  • la Laïta
  • le Scorff
  • le Blavet
  • la rivière d'Etel
  • la rivière de Crac'h
  • la rivière d'Auray
  • la rivière de Vannes
  • la rivière de Noyalo
  • le Golfe du Morbihan
  • la rivière de Pénerf
  • la Vilaine

Le canal de Nantes à Brest

Le canal de Nantes à Brest

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C’est un chemin bordé d’arbres centenaires et impassibles qui se mirent dans des rivières lisses. L’eau vive y court le long des berges pour se jeter dans
la mer d’Iroise à la fin d’un voyage toujours recommencé. Au fil de son voyage, elle rencontre des cités anciennes qui ont gardé intactes de nombreuses
traces de leur passé. Ce jardin d’Eden vert, dont sont exclues les voitures, exhale de multiples parfums à dominante fleurie ou boisée au gré des saisons.
Aujourd’hui, comme au temps de son apogée, le mythique canal de Nantes à Brest suit son cours immuable sur 360 kilomètres, dans un cadre verdoyant. Conquis
par la richesse de son histoire comme par ses ravissants paysages, les amateurs de nature et d’authenticité commencent à le redécouvrir, après plusieurs
décennies d’oubli.
 
A pied, à vélo, à péniche ...
Magnifiée par les jeux de miroir de l’eau, la nature inspirée s’est amusée par endroit à décrire des courbes et des parcours accidentés. Là où la main de
l’homme est intervenue pour rendre possible le passage des bateaux chargés de marchandises, les courbes se muent parfois en lignes plus sages. Que vous
choisissiez la voie fluviale ou le chemin de halage, vous aurez le plaisir de voir les frontières naturelles se dessiner, à mesure que vous passez d’un
pays à l’autre. Le canal de Nantes à Brest peut se découvrir à pied, en petite péniche ou à vélo. Certains arrivent à concilier les trois, mais cela demande
un peu d’organisation ! On le parcourt d’un bout à l’autre en marchant ou en pédalant, en une seule fois, pour pouvoir dire après, « j’ai fait le canal
de Nantes à Brest », ravi de ce haut fait .
 
On peut aussi choisir d’en explorer un tronçon, puis le quitter quelques heures pour rejoindre les sentiers de randonnée qui permettent de ravissants parcours
en étoile, à partir des sites les plus pittoresques. Ce patrimoine unique est aujourd’hui largement mis en valeur. Un label « escales d’une rive à l’autre
» vient signaler les sites à vocation nautique engagés dans des démarches de valorisation du patrimoine et d’accueil du public. Une multitude d’escales
de qualité ponctuent à présent les rives du canal, prêtes à vous accueillir, pour des moments de détente ou de loisirs. Escalade, voile, pêche, canoë,
ou randonnée, il n’y a pas de place pour l’ennui sur le canal.
A découvrir à pied, en péniche ou à vélo. 

La forêt de Huelgoat

Forêt de Huelgoat

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Au cœur du Parc Régional d’Armorique, la forêt de Huelgoat et ses drôles de chaos rocheux, traces de l’histoire géologique mouvementée du Centre Bretagne,
continuent de faire rêver les visiteurs qui empruntent les sentiers de cette superbe futaie. N’y trouve-t-on pas la grotte du Diable, passage obligé vers
l’enfer ? La rivière d’argent s’y précipite à la sortie du lac. On dit qu’en guise de dernière chance, le voyageur s’y voit proposer boissons fortes et
douces, de plus en plus enivrantes, dans chacune des 99 auberges qui ponctuent sa route. Gare à l’ivresse : seule la sobriété lui permettra de rebrousser
chemin et de sauver son âme !
 
Un royaume de légendes
Vestige occidental de l’immense forêt qui recouvrait autre fois la Bretagne, Huelgoat (ou haut bois en breton) est, au même titre que la forêt de Paimpont,
dépositaire de l’imaginaire et du merveilleux celte. La Grotte d’Artus et le camp d’Artus font bien allusion au fameux roi Arthur des Chevaliers de la
Table Ronde. L’atmosphère mystérieuse et pénétrante qui émane d’Huelgoat a inspiré de nombreux peintres et écrivains : Charles le Goffic, Paul Sérusier,
Maurice Denis et Victor Segalen ont été séduits par cette forêt fascinante, plantée de chênes et de hêtres majestueux, aux pieds desquels se massent d’immenses
blocs de granit moussus, couchés les uns à côté des autres, ou empilés grossièrement.
 
Une forêt de démesure
Enchevêtrements de branches et affleurements granitiques mêlés forment d’étranges jeux de lumières et évoquent un imaginaire merveilleux peuplé de fées
et de géants. Cette forêt est un monde à part, où même un enfant peut réussir à faire bouger la Roche Tremblante, un bloc de plus de cent tonnes, pour
peu qu’il trouve l’unique point capable de déséquilibrer le colosse. Carrefour de nombreuses voies romaines en provenance des Monts d’Arrées, la forêt
d’Huelgoat s’étend sur plus de 600 hectares, offrant un riche espace de promenades, avec de nombreux sentiers balisés et entretenus. A pied, à cheval ou
en vélo, le charme de la mystérieuse forêt opère toujours.

Le lac au Duc

Le lac au Duc

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Plus grand lac naturel de Bretagne, le lac au Duc s’étend sur 250 ha. Pour des vacances sportives et nature, le site est idéal. Etabli sur le cours de l’Yvel
à Ploërmel, il accueille une véritable base de loisirs, où l’on peut pratiquer la voile et le ski nautique. Pour les adeptes du farniente, des plages aménagées
et surveillées bordent le lac. Et pourquoi ne pas laisser libre cours à son imagination en se laissant glisser sur les eaux immobiles du lac lors d’une
randonnée nocturne avec conteur ? Nul monstre tapi dans les profondeurs de ce lac là, depuis que Saint-Armel, un moine gallois pourfendeur de dragons,
a maté celui qui terrorisait la région.
 
Du côté de Lézonnet, le lac est un lieu d’observation de la nature privilégié, et une zone réservée à la pêche. Profitez du calme de l’endroit, sur lequel
veille la tour de guet du manoir médiéval. Ancienne cité des ducs de Bretagne, Ploërmel est aussi un pays d’histoire. Dans la ville, plusieurs demeures
rappellent son passé prestigieux. C’est le cas de la maison des Marmousets ou de l’hôtel des Ducs de Bretagne. A voir aussi, l’horloge astronomique de
Ploërmel.
 
Entre le lac et le golf, une superbe promenade haute en couleurs vous permettra d’admirer de nombreuses espèces d’hortensias. Du mauve au bleu, en passant
par le rose le plus éclatant, ces fleurs symboles de la Bretagne déploient leurs pétales colorés, le long d’un joli sentier qui s’enfonce dans les sous-bois.
Les vélo promenades, boucles de plusieurs kilomètres à la découverte du patrimoine local, sont des itinéraires balisés qui vous mèneront à la rencontre
des villages des environs. La Voie Verte Morbihannaise, piste cyclable de 53 km qui s’étire de Questembert à Mauron, passe aussi près du lac.

Les monts d’Arrée

Les monts d'Arrée

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Une promenade sur les crêtes, dans les Monts d’Arrée, est une expérience unique. Si vous n’y êtes jamais allé, oubliez tout ce que vous savez sur la Bretagne,
et ouvrez grand les yeux. Les roches acérées pointées vers le ciel du Tuchen Gador contrastent avec les collines arrondies du Mont Saint-Michel de Brasparts
où campe fièrement une charmante chapelle solitaire. De ce point culminant des montagnes bretonnes, le regard ne peut que se laisser aller à une contemplation
à perte de vue des environs, qui affichent une parenté évidente avec certains paysages d’Irlande ou du Pays de Galles. Tourbières, bocages et landes forment
des camaïeux de verts, marrons et roux. La bruyère mauve et l’ajonc jaune miel réveillent de leurs touches vives ces tonalités mordorées.
 
Vastes étendues et grandioses panoramas
Pour qui rêve en secret de grands espaces et de randonnées à cheval ou à pied, les Monts d’Arrée offrent de vastes étendues sauvages et de grandioses panoramas.
Les amoureux de nature trouveront dans cette contrée le paradis de nombreuses espèces naturelles, comme la loutre d’Europe ou le castor. Côté flore, une
plante rare s’y épanouit, la drosera, belle carnivore qui ne fait qu’une bouchée des insectes imprudents. Riante sous la lumière, la physionomie du paysage
change au gré de la course du soleil. Lorsque la brume descend sur les Monts d’Arrée, l’atmosphère se fait soudain mystérieuse et on comprend pourquoi
ce pays est riche de tant de légendes venues des temps les plus reculés. Les reliefs insolites se muent parfois en formes inquiétantes, lorsque la luminosité
particulière des lieux décroît au passage d’un nuage dense.
 
La terre des korrigans
Royaume de L’Ankou et terre de korrigans, ces montagnes, qui ne dépassent pas les 384 mètres de haut, possèdent une qualité plus singulière : elles ouvrent
à toute volée les portes de l’imagination. En contrebas, les marais du Yeun Ellez, partiellement noyés par un lac artificiel, abritent d’autres portes
qu’il vaut mieux éviter de pousser, puisque ce sont celles de l’enfer. C’est du moins ce que l’on racontait autrefois, le soir au coin du feu, lors des
longues veillées d’hiver. En l’absence d’explication rationnelle, les feux follets, ces inquiétantes flammes vacillantes voltigeant au-dessus des tourbières,
semblaient bien témoigner de la présence d’esprits malins, prêts à émerger des brumes automnales.

Les montagnes Noires

Chapelle Notre-Dame-des-portes

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A cheval sur le département du Morbihan et du Finistère, les montagnes Noires doivent probablement leur nom aux forêts qui les recouvraient autrefois, ou
alors à la couleur des roches locales, ardoises, quartz, grès et granits. Moins hautes que les Monts d’Arrée, elles sont traversées par la vallée de l’Aulne.
Propices à la randonnée, elles livrent leurs secrets aux détours des sentiers : minuscules chapelles, allée couverte ou abbaye s’offrent au regard du promeneur.
Elles sont le siège de nombreuses légendes : Arthur lui-même y aurait conduit son armée. Plus récent, et attesté par les décors qu’il a réalisés dans la
chapelle de l’église, est le séjour du peintre Paul Sérusier, ami de Gauguin qui habita Châteauneuf-Du-Faou.
 
Un paysage bucolique… et insolite
On trouve même de l’exubérance au cœur de cette région rustique. Le château de Trévarez, à la pointe du modernisme de la Belle-Epoque, affiche une façade
rose qui tranche avec la couleur locale. Son magnifique jardin à l’anglaise est ouvert au public. Trônant au centre du village de Gourin, la réplique de
la statue de la liberté a de quoi surprendre. Sa présence, inattendue en ces lieux, a toutefois une explication historique : poussés par la famine, de
nombreux habitants de la commune se sont autrefois exilés au Nouveau Monde. Depuis, les liens tissés se maintiennent entre la petite ville morbihannaise
et la communauté bretonne de New-York. La capitale des montagnes Noires est par ailleurs le lieu de départ de nombreux itinéraires permettant de découvrir
le charme préservé de ce pays discret.

A la découverte des chapelles

Chapelle Sainte Barbe

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Au Sud de Gourin, ne quittez pas la Cornouaille morbihannaise sans glisser vos pas dans ceux de Marion du Faouët, chef des brigands du coin au cœur du XVIIIe
siècle. Le village du Faouët propose de nombreuses promenades balisées, à la rencontre de chapelles et de manoirs. Posée dans un écrin de verdure, la chapelle
Sainte-barbe, joyau du XVe siècle au style gothique flamboyant, s’élève au dessus de la rivière. On y accède par un monumental escalier à balustres avant
de descendre vers la fontaine de dévotion, située en contrebas. Les montagnes Noires n’ont décidément pas fini de vous étonner…

Jugon-les-Lacs

Chateau de la Hunaudaye

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Située au bord d’un lac de retenue, Jugon-les-Lacs est une petite cité de caractère blottie au creux d’un vallon. Ancienne place forte de l’époque des Ducs
de Bretagne, c’est aussi, comme son nom l’indique, une ville marquée par l’eau. Sa richesse hydraulique n’est d’ailleurs pas étrangère au rôle important
qu’elle a joué dans l’histoire de la Bretagne. Conséquence de ce passé prestigieux, les amateurs de vieilles pierres y découvriront un habitat ancien particulièrement
riche en manoirs, châteaux et demeures anciennes, parmi lesquels la maison Sevoy, qui date du XVIIe siècle. Venir à Jugon, c’est découvrir une Bretagne
hors des sentiers battus, paisible et tonique à la fois. Labellisée « station verte », la Ville de Jugon-les-Lacs allie les charmes de la nature à un accueil
de qualité.
 
La nature à perte de vue
Son lac de 70 hectares, alimenté par plusieurs rivières, en fait un lieu privilégié pour les activités nautiques. Les pêcheurs trouveront également de nombreux
« spots » poissonneux à Jugon-les-Lacs, que ce soit sur le Grand Etang ou la retenue d’eau de l’Arguenon : carpes, truites, sandres, et brochets font régulièrement
partie de leurs « prises miraculeuses ». Paradis des amateurs d’activités de pleine nature, la région de l’ancien comté du Penthièvre est particulièrement
propice à la randonnée. Le GR du Pays du Penthièvre permet ainsi de rejoindre à pied de nombreux sites dignes d’intérêt.
 
Un patrimoine ancien
Il ne faut pas rater à Plédeliac le château de la Hunaudaye, dont l’emplacement est chargé d’histoire. Construit au XIIIe siècle sur un site occupé depuis
le IVe, il est situé à un endroit stratégique permettant de surveiller la frontière entre Pays de Lamballe et Pays de Dinan, alors en conflit. Datant du
XIIe siècle, l’abbaye de Boquen est située près de l’antique voie romaine qui reliait Vannes à Corseul.

Les landes de Lanvaux

Les landes de Lanvaux

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Les lignes de crêtes des Landes de Lanvaux surplombent légèrement les vallées de l'Arz et de la Claie, traversant le Morbihan d’Est en Ouest. Les bois y
ont à présent pris le pas sur la lande. Vaste plateau de soixante kilomètres sur dix, c’est une région à découvrir, à quelques minutes du Golfe du Morbihan.
Ce territoire profondément rural présente une facette méconnue de la Bretagne intérieure. Longues promenades et pêche en étang y attendent les amateurs
de paysages verdoyants et de tranquillité. A l’écart des sentiers battus, les landes de Lanvaux s’apprivoisent sans tapage et conservent la mémoire de
leur passé résistant.
 
Un lieu de résistances
Siège de la résistance de la Chouannerie bretonne menée par Georges Cadoudal, les landes de Lanvaux ont connu de nombreux épisodes de révoltes au cours
de l’histoire. Chaque époque a laissé des traces et l’on retrouve dans les environs des vestiges romains et néolithiques. Saint-Marcel fut également plus
récemment un haut-lieu de la résistance bretonne. Quelques heures avant le débarquement de Normandie, deux groupes de parachutistes furent largués dans
les landes de Lanvaux. Après le combat de Saint-Marcel, plusieurs d’entre eux furent cachés dans des fermes de la région. La répression allemande sur ce
qui reste le plus grand maquis breton fut terrible.
 
Un patrimoine d’exception
Moins connu que celui de Carnac, le site des landes de Lanvaux est pourtant remarquable par la richesse de son patrimoine mégalithique. La commune de Trédion,
en particulier recèle un certain nombre de monuments classés tels que Babouin et Babouine, deux célèbres menhirs
aux visages grossièrement sculptés, ou encore l’allée couverte connue sous le nom de « la loge aux loups ». Le château, qui accueillit autrefois Catherine
de Médicis, est situé dans un parc de 20 hectares ouvert au public. Le patrimoine religieux est également notable dans la campagne environnante, avec la
présence de nombreuses chapelles et croix.

La liaison Manche-Océan

Barrage d'Arzal

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Evocateur, son nom est déjà une invitation au voyage. L’aventure commence à Saint-Malo, la cité corsaire. A partir de la magnifique côte d’Emeraude, il
est en effet possible de rejoindre le barrage d’Arzal en suivant les chemins d’eau. Estuaires, fleuves côtiers et affluents présentent des paysages variés
où caractères maritime et rural se mêlent harmonieusement. Suivre cette route liquide à l’écart des grands axes routiers, c’est être assuré de vivre une
expérience originale sur la trace des anciens mariniers.

Canal d'Ille et Rance

Le long des chemins de halage, ou à bord d’un bateau, vous pourrez contempler un paysage riant et verdoyant. Ecluses fleuries, moulins et lavoirs y sont
les témoins d’un passé révolu. Ils content à mi-voix à qui veut les entendre richesses et contraintes de métiers disparus. Aujourd’hui, le Canal d’Ille
et Rance reprend du service et s’offre une seconde jeunesse : au fil de l’eau, les amoureux de Bretagne et de nature trouveront le moyen de découvrir une
autre facette de notre région, au rythme de leurs envies. Les randonneurs équipés de bonnes chaussures connaîtront le bonheur d’une marche accessible à
tous. « Les escales d’une rive à l’autre » proposent tout au long du parcours des étapes de qualité, incluant pratique d’activités nautiques, hébergement
et restauration.
 
De Rennes à La Roche-Bernard en passant par Redon
Arrêtez-vous à Rennes et venez découvrir le charme de cette ville dynamique, au riche patrimoine architectural et religieux. Au nord de Redon, se profile
tout à coup le grand site naturel de la vallée de l’Oust, avec ses escarpements rocheux propices à l’escalade. On se croyait à la campagne et voilà que
surgit un port de plaisance. Au carrefour des voies navigables de l’ouest, la Vilaine, rivière des Ducs de Bretagne rencontre le canal de Nantes à Brest
et devient maritime. Avant de plonger dans l’océan, il y aura encore le rendez-vous avec La Roche-Bernard, petite cité de caractère qui domine la rivière
du haut de son promontoire rocheux. Dernière étape avant l’Atlantique, le barrage d’Arzal contient la fougue de la Vilaine. A marée montante, la passe
à poissons aménagée permet d’observer la remontée des truites et saumons migrateurs.