Yann Ar Dall : Page de la côte Bretonne ...

La côte Bretonne

Le Mont Saint-Michel

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Plus grande façade maritime française, la péninsule bretonne offre une diversité de paysages étonnante. Chaque portion de littoral possède une identité
qui lui est propre, subtil mariage entre couleurs et formes des roches et de la mer.

Mer transparente hésitant entre bleu et vert, roche d’un rose orangé chaleureux ou encore présence de mégalithes, ont inspiré leurs noms poétiques et pleins
de promesses à ces franges côtières, dont chacune incarne avec talent une facette originale du littoral breton.

Autrefois dévolu à la surveillance des côtes, le sentier des douaniers est aujourd’hui un chemin de grande randonnée, le GR34, observatoire privilégié de
splendides panoramas sur plus de 1300 km. Du port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) jusqu’aux portes du Mont-Saint-Michel, on peut pratiquement faire
le tour de la Bretagne à pied et se laisser envoûter par les charmes infinis de ces paysages maritimes.
La côte bretonne offre une diversité de paysages.

La côte d'Emeraude

Le Cap Frehel

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La Côte d’Emeraude révèle un paysage pour le moins ambivalent. A l’ouest, le Cap Fréhel marque une rupture tranquille/douce dans le panorama armoricain.

A l’Est, la côte s’évase progressivement vers Cancale et la baie du Mont-Saint-Michel, ouvrant ainsi sur les plus imposants marnages d’Europe.

Implantée à mi-distance entre ces deux « frontières », se dresse Saint-Malo, havre historique des grands découvreurs. La Cité Corsaire a bâti sa réputation
au fil des siècles grâce à la “guerre de course” et au commerce maritime. Une filiation que l’on retrouve lors de manifestations emblématiques comme la
Tall Ship Race ou la Route du Rhum …

Il suffit de traverser la Rance pour changer d’univers. Face à Saint-Malo l’industrieuse, Dinard a su conserver et cultiver le charme nostalgique des villas
de bord de mer, des cabines de bains et des yachts clubs. L’exemple de Dinard a essaimé. Aux alentours, on trouve des stations balnéaires plus modestes
mais dont les charmes ne sauraient laisser indifférent. Lancieux, Saint Briac, Saint Lunaire, Saint-Cast-Le Guildo, toutes  ont gardé une empreinte familiale
où l’aventure se trouve parfois à quelques encablures de la plage.

La côte de Goëlo

Saint-Quay-Portrieux

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Ici, on dit que la mer a signé un pacte d'amour avec la terre. Et depuis ce jour, au rythme des marées, la mer remonte profondément à l'intérieur des terres,
plongeant l'armor (la mer) dans l'argoat (la terre). Terre et mer, tantôt se disputent, tantôt se jurent fidélité, et les lumières, comme pour saluer leur
passion, édifient des paysages toujours changeants.

Partagée entre mer et rivière, la côte de Goëlo s’étend sur une trentaine de communes réparties entre Saint-Brieuc, Paimpol et l’île de Bréhat. Elle sépare
le pays gallo du pays bretonnant et fut organisée au Ve siècle par des communautés originaires du Devon anglais.

Au milieu du XIXe siècle, Saint-Quay-Portrieux, petit village de pêcheurs, devient le lieu de villégiature des riches familles guingampaises qui s’y rendent
pour raisons médicales. Quelques décennies plus tard, Saint-Quay-Portrieux se transforme en une véritable station balnéaire. L’exemple malouin a en effet
essaimé, incitant d’autres villages à la transformation. Les parisiens découvrent le charme des « Côtes-du-Nord » avec l’essor du chemin de fer, mais aussi

grâce à des écrivains comme Pierre Loti ou des peintres tel Eugène Boudin. Ne pouvait-on pas lire dans La Bretagne touristique, un des premier guide, «
[…] Bréhat est vraiment l’ile de Beauté de la côte du nord de Bretagne, le séjour préféré des peintres et des rêveurs.»

Binic

Binic

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Depuis, « Les Côtes-du-Nord » sont devenues « Les Côtes d’Armor » (1990). Paimpol, Bréhat ou Saint-Quay-Portrieux sont toujours aussi attirantes. D’autres stations balnéaires ont émergé comme Plouha ou Binic, un sympathique petit port sis à l’embouchure de l’Ic et devenu le rendez-vous préféré des briochins.

La côte de Granite rose

les plages de Trégastel

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La côte de Granit Rose est un monde à part. Les paysages traditionnels bretons s’en effacent pour laisser place à une symphonie de couleurs. Inhabituelles

dans nos contrées, elles ont fait la réputation de ce bout de monde, niché entre Perros-Guirec et l’île de Batz.

Dès le début du 19è siècle, la côte se pare de villas aux architectures baroques. Offrant ainsi, depuis les plages de Trégastel ou de Trébeurden, des points
de vue panoramiques sur l’archipel des Sept Iles ou sur la baie de Lannion.

La côte de Granit rose, c’est aussi une réserve naturelle d’une incroyable diversité. La proximité des chaos de roches au large de Trébeurden ou de l’île
Millau en sont le reflet. De même, l’installation (au large de Trébeurden) de la première clinique ornithologique destinée à sauver les oiseaux marins
mazoutés lors des marées noires.

Hasard ou coïncidence, des écrivains habités par le désir de nature posent régulièrement leurs valises sur la côte. Ainsi Joseph Conrad vécut longtemps
sur l’Ile Grande. Le poète écossais Kenneth White, chantre de la nature et d’une certaine « celtitude », a élu domicile non loin de Sainte Anne de Trégastel.

Phare de Men Ruz

Phare de Men Ruz

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On ne pourrait enfin évoquer la côte de Granit rose sans s’attarder sur les chaos de roches. Il suffit pour les voir de parcourir le chemin des douaniers

depuis le phare de Men Ruz, à la pointe de Ploumanac’h.

La côte des Légendes

Aber wrach de la presqu'île Sainte-Marguerite

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La côte des Légendes est aussi appelée pays des Abers. En forme d’entonnoirs ouverts sur le large, ces sortes de fjords bretons entaillent profondément
la côte et donnent à voir un spectacle remarquable, animé par les flux et reflux des marées.

La côte nord du Finistère en compte trois. L’Aber-Ildut, le plus petit des trois, signe le passage de l’océan Atlantique à la Manche. L'Aber Benoît, long
de huit kilomètres, traverse six communes avant de se jeter dans la Manche, au sud de l'Aber Wrac'h. La ria (autre nom pour aber) révèle un charmant paysage
maritime et verdoyant le long des sentiers du GR34. A l’embouchure de l’Aber Benoît, la mer interprète le bleu du ciel au gré de ses envies et élabore
en retour des nuances aigue-marine ou turquoise.

L'Aber-Benoît et l'Aber-Wrac'h, sont séparés par la jolie presqu'île de Sainte-Marguerite dont le massif dunaire est bordé par de belles grèves blanches.

Entre les deux abers, à Lannilis, le pont du diable, constitué de blocs de granit, date de l’âge de fer. A l’entrée de l’Aber Wrac’h, le phare de l’île
Vierge domine le site du haut de ses 82,5 mètres qui font de lui le plus grand phare d’Europe. Sa portée est de cinquante-deux kilomètres. C’est l’un des
rares phares bretons visitables.

Phare de l'île Vierge

Phare de l'île Vierge

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Au dessus du port de Landéda, le sémaphore restauré offre un superbe point de vue sur la baie et l’île de Stagadon. Cette côte insolite vous réservera de
nombreuses surprises : après avoir admiré la jolie Baie des Anges bretonne, parsemée d’îlots, laissez vos pas vous mener vers l’intérieur. A la fois maritime
et rural, le Pays des Abers possède un arrière-pays attachant, où le visiteur pourra découvrir chapelles perdues, croix pointées vers le ciel et moulins
à eau, dont certains fonctionnent encore aujourd’hui.

Moulin à eau

moulin à eau dans le pays des Abers

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La capitale goémonière, Plouguerneau, a consacré aux algues et à leur exploitation un petit musée, situé dans l’ancien préau de l’école. En quittant le
Pays des Abers, vous pourrez vous laisser tenter par la station balnéaire de Brignogan-Plages. Peu importe la météo, grand beau temps ou tempête, le paysage
est toujours saisissant, du fait du relief accidentés et des nombreux amoncellements granitiques. La charmante chapelle Saint-Paul a poussé là, au beau
milieu d’un champ de galets géants, qui semblent avoir été posés au hasard par un géant celte.

La mer d'Iroise

la mer d'Iroise

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Véritable trait d’union entre l'océan Atlantique et la Manche, les îles de la mer d'Iroise affichent certainement le visage le plus authentique et le plus sauvage de la Bretagne. Situées devant la pointe bretonne, elles sont souvent associées à ces phares et ilots qui bravent les assauts de l’océan. Plus qu’un paysage, elles constituent un lieu de transition entre le continent et le grand large, entre l’Homme et la Mer. Les patrimoines naturels et culturels y sont nombreux et seront prochainement intégrés au sein d’un parc naturel marin (Pnm). Mais les îles ne sont pas tout en Iroise.

La Presqu’île de Crozon

Presqu'île de Crozon - © Loïc DOUILLET - http://presquile.crozon.free.fr

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Poste avancé, la Presqu’île de Crozon, dévoile d’extraordinaires panoramas. Une multitude de pointes donnent à voir des à-pics vertigineux (façon Etretat)
et des plages, propres à satisfaire toutes les envies. Tout à côté, la station balnéaire de Morgat est réputée pour la beauté de ses villas, caractéristiques
de l’architecture bretonne de l’entre-deux-guerres.

Brest

Chateau de Brest

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Capitale de l’océanographie et de l’avant-garde culturelle, Brest a fini par panser les plaies de la Seconde Guerre mondiale. Si l’architecture de la cité
du Ponant n’est plus celle de la place forte dessinée par Vauban, les actuelles avenues rectilignes n’empêchent en rien la ville d’être dynamique. La longue
file de cafés bordant le port de commerce en fournit la preuve éclatante. Un peu plus loin le port de plaisance offre des panoramas incomparables sur les
presqu’îles de Plougastel-Daoulas et de Crozon. L’imposant arsenal rappelle la vocation militaire de Brest. Quant à sa rade, monumentale, elle ouvre sur
la mer d’Iroise et accueille tous les quatre ans le plus grand rassemblement de vieux navires en Europe.

Douarnenez

Douarnenez

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L’attachement des bretons à leur patrimoine maritime trouve à Douarnenez sa principale source. « La ville aux trois ports » est un haut lieu de la pêche
à la sardine. Dominé par l’ancien quartier du Rosemeur, le port de pêche s’étend jusqu’au rocher du Flimiou. Les façades colorées de ses maisons ont fait
le bonheur de peintres comme Renoir. En outre, le port du Rosemeur accueille tous les deux ans (depuis 1996) une fête des bateaux anciens. Des vieux gréements
que l’on retrouve également sur le port Rhu ou port-musée où l’on peut admirer une vingtaine de pièces. Sans oublier le port de plaisance, proche des plages
de Tréboul.

Douarnenez est aussi une ville ancrée dans le présent. Les associations culturelles y sont très actives avec Gouel ar filmoù, un festival de cinéma (en
août), les « Arts Dinent à l'huile », festival de la création (en été et en hiver), etc.

La côte de Cornouaille

La pointe du Raz

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Située à la pointe de la Bretagne, en Finistère sud, la côte de Cornouaille inclut le pays bigouden qui s’étire de Sainte-Marine à la rivière de l’Odet.

Le mot «authentique», souvent galvaudé, semble avoir été inventé pour ce pays.

Le phare géant d’Eckmühl

Le phare géant d'Eckmühl

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De la Pointe du Raz à Pont-Aven se succèdent plages et ports de pêche. La Pointe du Van offre un superbe panorama sur la Baie des Trépassés et l’île de
Sein. Avant de quitter le Cap Sizun, une visite d’Audierne et de sa baie s’impose. Les amateurs de longues étendues de sable fin seront comblés. Plus au
sud, la côte se fait sauvage vers la Pointe de la Torche, paradis des funboarders, spot entre tous les spots. Sur la pointe de Penmarc’h, le phare géant
d’Eckmühl veille.

Ports de pêche

Port du Guilvinec

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Après les plages et la voile, place au défilé des ports de pêche : Saint-Guénolé, Lesconil, Loctudy. Premier port artisanal de France, le Guilvinec offre
chaque jour le spectacle coloré et vivant du retour des chalutiers, chargés de langoustines, de lottes et de merlus, sous l’œil attentif des goélands.

Ne ratez pas le charmant port de Sainte-Marine ni les ruelles serrées aux maisons blanches de l’Île Tudy.

La séparation entre Pays bigouden et Pays de l’Odet est marquée par la rivière du même nom. Au large de la station balnéaire de Bénodet, se trouve l’archipel
des Glénan à l’allure (déconcertante en ces lieux!) d’atoll tropical. Les nombreuses rias ou bras de mer qui pénètrent dans les terres sont caractéristiques
de cette côte.

Concarneau

Cité close de Concarneau

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La cité close de Concarneau, ville d’Art et d’Histoire et la lumineuse Pont-Aven, cité des peintres, bruissent encore des échos de l’histoire militaire
et artistique qui a forgé leur identité. Parmi les autres merveilles à découvrir aux portes de Cornouaille, se trouvent Riec-sur-Belon et ses fameuses
huîtres plates, Clohars-Carnoët ou encore Moëlan-sur-Mer, points de départ de jolies balades entre mer et campagne.

La côte des Mégalithes

Alignement des Menhirs de Carnac

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Comme son nom l’indique, cette côte est extrêmement riche en monuments mégalithiques de toutes sortes. Parmi les plus fameux figurent les alignements de
Carnac, les dolmens et les tumulus de Locmariaquer, ou encore le cairn de l’île de Gavrinis, sommet de l’art néolithique. L’ensemble Golfe du Morbihan/baie
de Quiberon fait même partie du club très sélectif des plus belles baies du Monde!

Les plages

Port de l'Armor-plage

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Beaucoup de belles plages sablonneuses se déploient sur cette portion de bord de mer, autour de Larmor-Plage et Guidel. A quelques kilomètres de là, on
pourra faire une halte dans la cité portuaire de Lorient. Les eaux calmes de sa rade sont particulièrement propices aux activités nautiques. Au cœur de
l’été, son bouillonnant Festival Interceltique rassemble en musique les Celtes de tout poil, venus d’Ecosse, de Galice, ou d’Irlande. Pôle maritime d’envergure,
Lorient est aussi une étape pour la charmante île de Groix, sa surprenante plage convexe et ses villages pittoresques.

Quiberon et Carnac

Côte sauvage de Quiberon

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De Gâvres à Quiberon, s’étend ensuite le massif dunaire le plus vaste de Bretagne. Les paysages sont extrêmement variés sur cette frange du littoral, des
falaises abruptes de la côte sauvage aux longues plages de sable fin d’Erdeven. A la recherche d’animation, on flânera du côté des stations balnéaires
de Quiberon et Carnac, sans oublier le port de la Trinité sur Mer. Hors saison, cette côte arbore un autre visage et il ne faut pas hésiter à venir goûter
la tranquillité retrouvée des lieux. A partir de Quiberon, on peut aussi embarquer pour la si bien nommée Belle-île et découvrir le superbe port de Sauzon.

Les amoureux des îles ne rateront sous aucun prétexte ses deux petites sœurs de caractère, Houat et Hoëdic.

Golfe du Morbihan

Saint-Goustan

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Sur la rivière d’Auray, les petits ports de Saint-Goustan et du Bono sont des enchantements. Cité médiévale au riche patrimoine architectural et historique,
Vannes mérite également le détour. Si on y arrive par la mer, La tourelle de Roguédas et la fameuse «maison rose» permettent de repérer l’étroit goulet
qui conduit au port. Le golfe ou « mor bihan » (petite mer en breton), parsemé d’îles et d’ilots, bénéficie d’un climat extrêmement doux et d’une richesse
ornithologique exceptionnelle. Sa surface tranquille, aussi lisse qu’un lac, ne doit pas faire oublier les puissants courants qui s’y affrontent par endroit,
ni les nombreux cailloux parmi lesquels les bateaux doivent se frayer un chemin : le golfe du Morbihan est un joyau qui se mérite.

Presqu’île de Rhuys

Port du Crouesty

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Bordée au nord par le Golfe, baignée par l’océan côté sud, la presqu’île de Rhuys présente deux aspects étonnamment différents: la façade Atlantique est
tonique et vivifiante, entre falaises et plages immenses. Côté Golfe, de nombreux sentiers permettent de flâner tranquillement d’un hameau à l’autre, en
profitant du spectacle de la faune et de la flore locales. Pour les passionnés de voile (et de shopping), le Crouesty, le plus grand port de plaisance
breton, est incontournable.

La côte d'Amour

port de La Turballe

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çà aurait pu être la côte Bleue ou la côte d’Ambre, mais les lecteurs en avaient décidé autrement. La côte d’amour doit son nom à un jeu concours organisé
à la Belle Epoque par le journal de la Côte «La Mouette».

Terre bretonne qui regarde vers le sud, elle déroule ses plages de sable fin de Piriac-Sur-Mer à Saint-Nazaire. Entre Le Croisic et Le Pouliguen, la côte
sauvage se fait secrète et découpée. Criques et grottes aux formes étranges se succèdent. Les filets, les casiers et les bateaux colorés témoignent de
l’importance de la pêche dans cette région tournée vers la mer. Les chalutiers de La Turballe poursuivent l’anchois jusqu’à l’estuaire de la Gironde en
hiver et la pointe de la Bretagne en période estivale, tandis que les pêcheurs du Croisic traquent l’araignée, la langoustine et le homard. Le Croisic
possède un cachet indéniable avec ses belles demeures anciennes et son phare

La presqu’île de Guérande

Marais salant de Guérande

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La presqu'île de Guérande s’ouvre sur l’immense baie de La Baule, encadrée par les ports de Pornichet et du Pouliguen. Station balnéaire par excellence,
La riviera bauloise déploie face à la mer un immense croissant de sable doré exposé plein sud. 

Guérande la médiévale offre un spectacle bien différent,
avec ses remparts de plus d’un kilomètre et les marais salants qui sont à l’origine de son nom, Gwenrann, ou « pays blanc » en breton. C’est le pays des
paludiers, ces hommes qui recueillent l’or blanc et façonnent un paysage quadrillé par les canaux et les étiers.

Saint-Nazaire, la ville des chantiers navals, qui a vu sortir de ses entrailles des paquebots légendaires comme le Normandie, révèle encore une autre facette
de cette côte si variée, qui, sur des affiches du début des années soixante, se donnait le titre de « Midi de la Bretagne ». Il est vrai que par ici, le
virage vers le sud commence à devenir évident : la végétation prend des allures méditerranéennes et sur les toits, la chaleur des tuiles rouges vient peu
à peu faire oublier le bleu des ardoises.

Site officiel tourisme en Bretagne ...